Les cols de la Maurienne à vélo : paradis du cyclisme alpin
La vallée de la Maurienne n'est pas surnommée le plus grand domaine cyclable du monde par hasard. Avec six cols mythiques du Tour de France accessibles depuis une même vallée, elle offre aux cyclistes un terrain de jeu unique au monde. Du Galibier à la Madeleine en passant par la Croix de Fer, le Télégraphe, le Mollard et le Glandon, chaque col raconte une histoire sportive et offre des panoramas à couper le souffle.
Le Col du Galibier, point culminant du parcours à 2 642 mètres, est le graal de tout cycliste amateur. Depuis Saint Michel de Maurienne, l'ascension de 35 kilomètres passe d'abord par le Col du Télégraphe, un col en soi, avant d'attaquer les lacets finaux du Galibier. L'effort est considérable — comptez entre trois et cinq heures selon votre niveau — mais le panorama au sommet, avec vue sur les Écrins, le Mont Blanc et la Meije, justifie chaque goutte de sueur.
Le Col de la Croix de Fer, au départ de Saint Sorlin d'Arves ou de Saint Jean de Maurienne, est techniquement moins difficile que le Galibier mais tout aussi spectaculaire. Le versant depuis Saint Sorlin est le plus court et le plus régulier, idéal pour un premier grand col. Au sommet, la table d'orientation aide à identifier les sommets environnants, et la descente vers le barrage de Grand'Maison est l'une des plus belles routes des Alpes. À lire aussi : voyager avec son chien en station de ski.
Pour les cyclistes qui planifient un séjour, la Maurienne offre une infrastructure remarquable. Les hébergements labellisés Accueil Vélo proposent des garages sécurisés, des kits de réparation et des petits-déjeuners adaptés aux sportifs. Les loueurs de vélos électriques permettent aux moins entraînés de goûter à l'expérience des grands cols sans souffrir excessivement. Et les navettes cyclistes remontent les vélos et leurs propriétaires fatigués depuis le fond de vallée.
Un conseil : le meilleur créneau pour grimper les cols est entre juin et septembre, avec un optimum en juillet quand les routes sont dégagées et les températures clémentes. Partez tôt le matin pour éviter la chaleur et le trafic, emportez suffisamment d'eau — les fontaines sont rares en altitude — et ne sous-estimez jamais le froid au sommet. Un coupe-vent compressible est indispensable pour la descente, même en plein été.